Sculptures poêmes

Camille

C’est dans le vent de la mer
Que j’entends les louanges
Des hommes de l’enfer,
Des paroles d’anges
Non, le vent de la mer
Ne parle pas d’amour
L’amour n’est que misère
Mais il est toujours

extrait Camille 1

Camille 1 Tout'Amour

C’est dans le vent de la mer
Que j’entends les louanges
Des hommes de l’enfer,
Des paroles d’anges
Non, le vent de la mer
Ne parle pas d’amour
L’amour n’est que misère
Mais il est toujours

Et voilà Camille
Qui me rejoint à la falaise
Elle est si belle Camille
De ses cent vingt kilos
Arrivée face au vent
Je sens sa bravoure
Arrivé face au vent
J’espérais à mon retour

Elle amidonne mon esprit
De paroles futiles
Qui me donnent la nausée
Et qui frustrent mon corps
Mon corps qui n’exulte
Que de désirs séniles
Brisés par le poids des années
Que je ne supporterai encore

Voilà que les roches
Se font cri de douleur
Voilà que les roches
Croulent sous leur fardeau
La belle s’approche
Les lèvres en cul de poule
Tout de moi s’effiloche
Tout mon être s’écroule

Et ça me force à coucher
A m’adonner à cette basse besogne
Moi qui ai toujours rêvé
D’ébats sans vergogne
Et ça ose parler d’amour
Alors que ça ne peut pas
Et ça préfère agresser de son cul
Les pauvres gens tel que moi

C’est dans le vent de la mer
Que j’entends les louanges
Des hommes de l’enfer,
Des paroles d’anges
Non, le vent de la mer
Ne parle pas d’amour
L’amour n’est que misère
Mais il est toujours

1998

Camille 2 Le bonheur torture

C’est dans le vent de la mer
Que je deviens un ange
A ne plus m’en faire
De tes pauvres louanges
Oui, le vent de la mer
Me donne à mon tour
Du bonheur à mon être
De la torture à tes jours

Me voici à danser
Aux abords de la falaise
Si belle dans mes formes
A l’image d’une plume légère
Je vole dans le vent
A sentir tout autour
Les courants me caressant
De l’espoir de l’amour

Je fais fi de ton esprit
Si futile dans tes paroles
Qui ne sont que nausées
Des frustrations de ton corps
Ton corps qui n’exprime
Que des mouvements pénibles
Boudiné par le poids des années
A ne plus supporter leur essor

Te voici sur une roche
A pousser tes cris de douleur
Voici que sur une roche
Tu croules d’oripeaux
D’un mouvement je me rapproche
Le sourire à mes lèvres de poule
Triomphante farandole
Sur ton être qui s’écroule

Je ne force pas à coucher
A me tromper de basse besogne
Les rêves qui sont à partager
Sont des mots qui se fredonnent
Oser montrer son amour
C’est déjà se mettre à nu
Nul besoin de crier au cul
Aux ébats qui nous passionnent

C’est dans le vent de la mer
Que je deviens un ange
A ne plus m’en faire
De tes pauvres louanges
Oui, le vent de la mer
Me donne à mon tour
Du bonheur à mon être
De la torture à tes jours

2000

Camille 3 Le Triomphe de la féminité

C’est dans le vent de la terre que je dépose ce qui me démange. Il est vrai que de tes frasques j’en ai que faire car je suis plus que ton ange. Les pieds bien reposés sur terre, un appui pour éclater d’humour à tes expressions de misère qui te jouèrent de mauvais tours.

Moi, Camille, ose affirmer que tu m’as joué de fadaises, d’inutiles pitreries sur mes formes. Ces quelques kilos de trop qui, parfois, sous le vent, dessinaient mon pourtour par des mouvements incessants, n’exprimaient que ma juste bravoure.

Tu penses même avoir de l’esprit alors que tes vannes rasent le sol, que ton verbe est aussi bas et que tes phrases n’ont pas de corps. 
D’ailleurs, parlons-en de ton corps! 
Il n’exprime plus aucune forme et ne saurait exciter les cils, même après sevrage, d’une affamée ! Elle n’aurait qu’une envie ; virer de bord !

Mes éclats de lumière te rendent moche. As-tu un malaise ? En tous cas d’étranges couleurs. Ho ! Garde ton poing dans la poche car tu ne sais plus le faire jaillir bien haut !  M’approchant de toi, je te pousse, joue, prends appuis pour te sentir. Mais tu coules entraîné par le poids de tes babioles. Alors, de ton air hautain ne reste rien. Alors, tu t’écroules.

C’est pourtant sur toi que j’aime me coucher. Même si par ma masse je te rends borgne, je rêve de partage et de baisers, de subtiles mots qui nous bidonnent. J’ose m’élancer à mon tour, m’éclater sur ton corps nu, t’offrant mon cul, qui, à chaque choc, me fait rebondir et dire des mots que je te fredonnent.

C’est dans le vent de la terre que je dépose ce qui me démange. Il est vrai que de tes frasques j’en ai que faire car je suis plus que ton ange. Les pieds bien reposés sur terre, un appui pour éclater d’humour à tes expressions de misère qui te donnèrent de mauvais jours.

2012

Camille 1

Tout’Amour

Camille 2

Le bonheur torture

Camille 3

Le triomphe de la fémimité